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Le virage de l’innovation vertueuse

-Août 2021-

D’aucuns le savent, pour entreprendre il faut rêver un peu, mais surtout avoir la validation du marché. Ce n’est pas la Capitale French Tech Rennes-St Malo qui dira le contraire. Déterminée à préparer tous les entrepreneurs qu’elle accompagne à la réalité de demain, la Capitale bretillienne a mis le curseur sur l’impact positif.

Quand on lui demande de définir ce qu’est l’innovation vertueuse, Gwenaëlle Quénaon-Hervé, présidente de la Capitale French Tech Rennes-St Malo, répond que « c’est avant tout une vision inclusive de l’innovation. Nous sommes convaincus que l’innovation vient de partout et que tout le monde peut innover. C’est aussi donner aux consommateurs une meil- leure offre de produits, de services, tout en ayant un impact positif sur son environnement », avant d’ajouter « nous créons une plateforme pour recenser toutes les ressources existantes sur l’impact positif et débattre ».

Ne pas opposer innovation vertueuse et progrès, un critère cher à Gwenaëlle Quénaon-Hervé qui est convaincue que « désormais, tout entrepreneur est tenu d’avoir une vision holistique ». Un vrai défi pour ce territoire très tech. Une boucle vertueuse...Rennes-St Malo a toujours été le territoire de prédilection des grands groupes de télécommunication. Un héritage qui permet aujourd’hui à des spin-off des-dits groupes de tisser des liens avec des start-ups innovantes, par exemple entre La Ruche de Thalès et Anozr Way. « Si on a la deeptech dans la peau », reconnaît Gwenaëlle Quénaon-Hervé qui souligne l’excellence du pôle de cyber sécurité de Cesson-Sévigné, « nous avons également de très belles réussites dans la e-santé, comme Hoppen qui travaille à la digitalisation du parcours client et qui fait partie du FT120, dans les énergies renouvelables comme comme OKWind également du FT120, la foodtech et l’agritech ».

De tout temps, la région a été tournée vers le B2B et propice à ce que chercheurs et entrepreneurs travaillent de concert, « c’est la boucle vertueuse entre l’innovation, l’entrepreneuriat et la recherche », précise Gwenaëlle Quénaon-Hervé. Un constat que confirment les chiffres : plus de 40 000 emplois dans le numérique enrichis par 1 000 nouvelles embauches chaque année, 70 000 étudiants dont 1 900 doctorants, 2 universités et 17 grandes écoles. Et

si cela ne suffit pas à répondre aux besoins de demain, les acteurs du numérique y remédient. C’est ainsi que l’école digitale Stage 301 a vu le jour sous l’impulsion de HelloWork, Klaxoon (Next40) et de MV Group....mais bien ancrée dans la réalité.

Pour décrire sa mission, la présidente de la Capitale French Tech Rennes St Malo emploie les termes « challenge, exigence, accompagnement » : challenger les entrepreneurs pour qu’ils dépassent leurs limites, se montrer exigeants avec eux pour qu’ils puissent se déployer en France et à l’étranger, les accompagner en toutes circonstances : « Au cœur de l’épidémie de Covid-19, nous avons ouvert une cellule de crise pour les start-ups en difficulté » explique Gwenaëlle Quénaon-Hervé. Elle insiste aussi sur le rôle des événements qui donnent l’occasion à tous les acteurs de l’innovation de se rencontrer, des rendez-vous thématiques tout au long de l’année et deux temps forts : « Start-up on the beach » à Saint-Malo, où 50 start- ups triées sur le volet échangent avec une centaine d’investisseurs, et la Digital Tech Conférence à Rennes, où 1 500 personnes débattent des grandes tendances de la tech et dont la thématique 2021 est l’innovation vertueuse.

« C’est vrai que nous bénéficions d’un éco- système très mature », constate la présidente, « notre équipe compte 25 personnes, dont une spécialiste du développement à l’international, un axe que nous voulons renforcer ». Œuvrer à l’entrepreneuriat au féminin est un autre aspect que Gwenaëlle Quénaon-Hervé veut développer. Une démarche qui, comme l’impact positif, va dans le sens de l’Histoire.